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La SMS et sa place dans l'histoire du jeu vidéo

Par tologue

Le contexte nord-américain

Depuis 1976, les consoles de salons connaissent véritablement un succès grandissant avec des titres à succès comme « Pong » et plus tard « Space Invaders » ou encore « Pac-Man ». Des dizaines de constructeurs se lancent dans ce que l'on peut appeler une ruée vers l'or mettant sur le marché des consoles toujours plus performantes.

Cependant, associant l'augmentation de leurs bénéfices à une production soutenue, les producteurs de jeux ne détectent pas la lassitude qui s'installe chez le public et se contentent souvent de proposer des jeux clonés de titres à succès déjà existant. Dès 1982, des éditeurs de jeux périclitent se qui amplifient d'avantage le malaise.

De plus, au début des années 80 les producteurs d'ordinateurs personnels, dont Commodore et Texas Instrument, étendent leur marché jusque là restreint aux magasins spécialisés. Il s'attaquent au marché des classes moyennes avec des ordinateurs personnels techniquement meilleurs (mémoire, graphisme et son) que les consoles et affichent des prix concurrentiels. Enfin, leurs campagnes publicitaires sont très offensives vis-à-vis des consoles de jeux. Ces facteurs font que 1983 sonnera le glas pour beaucoup de producteurs de jeux et même de détaillants, obligés de solder leurs invendus. Pour illustrer l'importance de cette crise, le phénomène sera appelé « Krach du jeu vidéo de 1983 » bien que les effets ne seront vraiment flagrant pour le public qu'en 1984.

De cette crise, résulte que le Japon devient le leader sur le marché des consoles de salon au détriment des États-Unis.

Et Sega?

Fondé en 1954, Sega commercialise en 1966 son premier jeu d'arcade vidéo, « Periscope » qui devient un hit au Japon. La crise de 1983 a un sérieux impact sur la société qui paradoxalement sort sa première console, la « SG-1000» puis une « FG-1000 ». Un an plus tard, la société commercialise la « SC-3000 » et la « SG-1000 Mark II », respectivement version micro-ordinateur et version redessinée de leur parente commune, la « SG-1000 Mark I ». Cependant, la Famicom de Nintendo porte ombrage à ces consoles et le succès est limité.

En 1985, sort au Japon la « SG-1000 Mark III », console de 8-bit incontestablement meilleure sur certains points que la « Famicom » de Nintendo mais qui ne parvient toujours pas à percer la domination de Nintendo. De plus, la crise de 1983 cause un remaniement profond de la société et il faut attendre 1986 pour que Sega sorte sa cinquième console, la « Sega Master System » qui est en fait une « SG-1000 Mark III » redessinée et renommée pour le marché étasunien. Son prix est alors de 200$. C'est la première console de Sega a être officiellement commercialisée à travers le monde.

L'invasion nintendonienne: Un duel perdu d'avance?

Nintendo non seulement se tire sans trop de dommage de la crise grâce à sa Famicon (Family Computer) de 8-bit qui connait un gros succès au sein l'Empire du Soleil Levant dès 1983. Baptisée NES pour le marché occidental cette console sort en 1985 aux États-Unis et en 1986 en Europe avec un prix bon-marché et un catalogue de jeux alléchants et surtout exclusif.

De par sa sortie tardive la SMS ne parvient pas a s'implanter sur un marché étasunien contrôlé à 90% par Nintendo qui a déjà signé de nombreux contrats d'exclusivité avec des éditeurs de jeux. Cette exclusivité sera plus tard jugée carrément illégale en Europe en raison des lois anti-trust mais qui aura eu le temps d'achever Atari, non remis de la crise, et d'étouffer la SMS. La console ne perce pas non plus vraiment à sa sortie en 1987 sur le marché japonnais où la Famicom reste reine. Les dirigeants de Sega se consoleront en Europe où la console est bien accueillie à sa sortie en 1987, et mieux encore au Brésil où le succès est net.
Il est d'ailleurs bon de noter que le succès fut tel dans ce pays que beaucoup de jeux furent remaniés ou créés exclusivement pour le public brésilien.

Dès 1988, la SMS coexiste au Japon avec la nouvelle console 16-bit de Sega: La Megadrive qui sort en 1989 en Amérique du Nord (sous le nom de Sega Genesis) puis en 1990 en Europe. Nombre d'excellents titres Megadrive seront adaptés pour la Master System.

En 1990, Sega sort la « Sega Master System II », version allégée et redessinée de sa parente afin de diminuer les coûts de production. La console s'en sortira honorablement en Europe mais ne décollera toujours pas en Amérique du Nord où Nintendo a les moyens de soutenir de lourdes campagnes publicitaires.

La même année, Sega sortira sa « Game Gear » destinée à contrer la « Game Boy » de Nintendo sortie un an plus tôt. Malgré un écran couleur, le résultat sera mitigé notamment en raison de son prix et de sa consommation électrique bien trop élevée. Techniquement, la Game Gear est quasiment une Master System portative ce qui explique les nombreuses et réciproques adaptations de titres.

L'aventure Master System s'arrête en 1996 quand Sega stoppe sa production en Europe. On estime à 13 millions le nombre de consoles vendues à travers le monde.

Jeux Master System

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Posté il y a 323 jours à 14h 43.

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